Pour les adeptes de culture nippone, les samouraïs symbolisent des guerriers japonais légendaires. Le samouraï, accompagné de son sabre, a acquis ce statut en traversant l’histoire du Japon. Son image d’homme d’honneur et maître de ses émotions, rompu aux techniques de combat, est devenu un modèle universel.

Quelles sont les étapes majeures de l’histoire des samouraïs ?

L’histoire des samouraïs se trouve liée à celle du Japon et aux clans familiaux japonais. L’épopée des samouraïs s’étale de l’ère Edo jusqu’à l’ère Meiji.

Les samouraïs des guerriers héritiers des bushis ?

Les samouraïs sont souvent confondus avec les bushis ressemblant aux chevaliers médiévaux occidentaux. Les samouraïs prennent le relais des bushis au XVIIe siècle, à l’ère Edo. Il faut les voir comme des serviteurs. L’étymologie de samouraï vient du verbe japonais saburau signifiant servir.

Le shogunat et l’âge d’or du samouraï

Au début du XVIIe siècle, leyasu Tokugawa reçoit le titre de shogun ou grand général. Il détient le pouvoir militaire et civil du pays. Le shogunat du clan Tokugawa tiendra jusqu’à l’ère Meiji.

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La société est divisée en quatre classes, dont celle des guerriers. Les samouraïs font partie de celle-ci avec le shogun et le daimyo ou grand seigneur qu’ils servent.

L’ère meiji ou la fin des guerriers samouraïs

La période isolationniste de l’ère Edo se termine à la moitié du XIXe siècle et signe la fin des samouraïs. Leur rôle de serviteurs n’a plus lieu d’être avec l’abdication du dernier shogun.

Comment le bushido a construit la légende des samouraïs ?

La première mention du bushido est faite au début du XVIIe siècle, dans le Kôyo Gunkan. Cette chronique des faits guerriers du clan Takeda, a été rédigée par Kanedori Obata. Dans le bushido, le guerrier japonais, futur samouraï, retrouvait tous les codes et les préceptes de sa fonction.

Le bushido ou code d’honneur des samouraïs

Le bushido, nommé également la voie du guerrier, a construit la mythologie des samouraïs. Il représente le fondement du mysticisme de ces guerriers légendaires.

Au début du XVIIIe siècle, le Hagakure reprend les préceptes de vie des samouraïs du bushido. Ce manuel est resté caché du public jusqu’au début du XXe siècle.

Les préceptes de vie des samouraïs enseignés dans le bushido

La vie des samouraïs est profondément liée aux courants spirituels et philosophiques japonais. Le bushido reprend :

  • la pensée bouddhique zen en inculquant la bravoure face à la mort, le respect du danger et l’endurance stoïque ;
  • le shintoïsme avec l’enseignement du culte de la patrie et de l’Empereur ;
  • le confucianisme en éduquant le samouraï aux arts, à l’organisation et à l’administration et surtout à la morale.
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Comment différencier les samouraïs des autres guerriers japonais ?

Le samouraï est entré dans la légende, car il se distinguait des autres guerriers. Il suivait un long et strict apprentissage de l’art du combat. Sa formation militaire se complétait d’un apprentissage des arts.

Le samouraï : un guerrier japonais accompli et un maître des arts

Le samouraï est formé par un maître pendant de longues années. Son accomplissement passe dans la maîtrise de l’art du combat et dans les arts. Le samouraï fait figure du militaire vertueux reconnaissable par certains attributs physiques et le contrôle de lui-même.

Les attributs caractéristiques de la classe japonaise des samouraïs

Le symbole suprême du samouraï reste le katana ou sabre. Il est l’arme préférée de ces guerriers légendaires. Le katana représente l’âme du samouraï.

Le sabre se complète d’un poignard nommé tanto. Ces armes sont surtout connues pour servir lors du rituel du seppuku ou hara-kiri. Ce suicide par éventration prouve l’attachement au code d’honneur de ces guerriers japonais.

L’armure du samouraï devient un uniforme d’apparat à partir du XVIIe siècle. Le samouraï apprend l’art du combat sans armure et les techniques de combat à mains nues.

L’apprentissage des arts comme arme de maîtrise de soi

L’apprentissage des arts permet à ce guerrier japonais de se contrôler. À côté de l’art du combat, le samouraï développe la maîtrise de :

  • la poésie ;
  • l’ikebana ;
  • la cérémonie du thé ;
  • la philosophie et la spiritualité.

Des samouraïs singuliers renforçant l’histoire légendaire de ces guerriers japonais

Des samouraïs sortant de la norme ont enrichi l’histoire de ces guerriers japonais :

  • les femmes samouraïs ou onna-bugeisha ;
  • les ronins ou samouraïs sans maître ;
  • le samouraï noir, Yasuke.
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La légende du samouraï à travers la culture et les arts

La légende des samouraïs s’est construite à travers les siècles à partir de récits de vie de samouraïs hors du commun. Minamoto no Yoshitsume est devenu un de ces personnages mythiques. De l’époque Edo, dans les poèmes et les pièces de théâtre, jusqu’à nos jours dans les jeux vidéo et les mangas, ce samouraï incarne la légende de ces guerriers japonais.

L’art cinématographique a repris l’image légendaire du samouraï dans des films devenus cultes :

  • Rashomon et Les sept samouraïs du cinéaste japonais Akira Kurosawa ;
  • Le dernier samouraï avec Tom Cruise ;
  • la saga Star Wars, dans un autre genre, reprenant les codes du samouraï.

Les samouraïs sont entrés dans la légende, car ils incarnent des guerriers japonais hors du commun. Leur aura est sortie du Japon pour faire l’admiration du reste du monde. La culture japonaise comme la culture occidentale les ont rendus immortels.