Rajkumar Santoshi nous emmène dans les coulisses douteuses de Bollywood, mêlant thriller, corruption, paillettes, et valeurs bien pensantes (famille, respect, le bien contre le mal, etc.)... un cocktail explosif ?
Sameer est un garçon simple mais ambitieux qui a grandi dans une petite ville. Le jeune homme parvient à réaliser son rêve de devenir une star du cinéma hindi. Cette réussite lui permettra de se marier avec son amour d’enfance. Mais comme rien n’est aussi simple, son statut d’idole lui monte vite à la tête. Au cours de l’une de ses soirées huppées, Sameer est témoin d’un meurtre. Il se retrouve alors confronté à un dilemme : parler et perdre la notoriété qu’il a durement gagné ou perdre ses valeurs morales pour se préserver.
Un intérêt du film est de voir l’évolution du personnage de Sameer, ou comment le succès transforme les gens, prenant le pas sur ce qu’ils sont vraiment. En l’occurrence, on voit Sameer devenir peu à peu les héros qu’il joue à l’écran (Ajay Devgan incarné en « Big star action hero »). Aussi, le sujet du film, qui est la non assistance à personne en danger, a son importance. Malheureusement, le « Halla bol » (de manière non littérale « tous ensemble on est plus forts »), bien que crié et hurlé à de nombreuses reprises, n’est pas très convaincant. La bande son est plutôt agréable à écouter, et MERCIII, on nous épargne les « chorégraphies coupe-film ».

À ne pas rater, une scène mythique d’Ajay qui mouille son pantalon, arrosant le carrelage du salon d’un méchant en signe de mépris... J’en suis restée scotchée !
Avec Bhagat Singh (2002) et Khakee (2004), Ajay devgan est l’acteur fétiche du réalisateur Rajkumar Santoshi. Malgré le mélange de bons ingrédients (musique, message, thriller, acteurs), la sauce ne prend pas. Trop prévisible et manquant d’originalité, Halla Bol ne révolutionne pas Bollywood.