L’avis de Ganesh : The Five Venoms est le premier opus d’une série d’environ dix films, lancée par Chang Cheh, qui met en vedette un groupe d’acteurs appelés les
Venoms.
Cette œuvre initiale, qui fut un énorme succès à Hong Kong et aux États-Unis, met en scène une histoire des plus originales et des plus intéressantes, loin des classiques récits de vengeance. En effet, un grand maître à l’agonie confie à son dernier disciple la mission d’enquêter sur ses cinq premiers élèves qui forment le Clan des
Venoms, ainsi baptisé à cause des techniques aux styles reptiliens utilisées. Seulement voilà, Yang Ti n’a pas fini sa formation, il n’a été initié qu’aux différentes techniques de combat de ses aînés, et ne sait pas à quoi ressemblent les personnes qu’il traque.
Avec un scénario aussi emballant en introduction, on se dit qu’on va passer une bonne soirée. Malheureusement,
The Five Venoms ne tient pas toutes ses promesses. Une fois passées les premières minutes, on n’a plus aucun doute sur l’identité des
Venoms à cause de leurs mimiques, leur accoutrement et l’attention portée par la caméra. Tant pis pour le suspense !
De plus, le film est assez bavard, et l’accent est surtout mis sur de simples intrigues de palais. Les scènes d’action sont rares mais efficaces.
Les acteurs sont impressionnants par leur prouesse martiale. Pour le jeu dramatique par contre, c’est plus que moyen.
Film à petit budget oblige, les décors sont très simples, mais suffisamment colorés pour sauver les apparences.
Bref,
The Five Venoms est une petite déception, eu égard à son statut d’œuvre culte, mais c’est néanmoins un honnête divertissement, tout à fait recommandable aux amateurs de films d’arts martiaux.

L’avis de Maïdhili : Cinq venins mortels est un film attrayant par ses scènes d’action assez dynamiques. Les acteurs enchaînent des performances venimeuses qui accrochent le regard. On reconnaît ainsi le scorpion, le crapaud, le serpent, le lézard et la scolopendre (ou mille-pattes) qui gardent toutefois leur anonymat en portant des masques.
La tâche du dernier disciple du clan du Poison (je préfère le terme Venin), qui a assimilé les notions des cinq techniques de combat sans se spécialiser, ne sera donc pas aisée. Intrigues et complots vont ainsi surgir afin de démasquer les Venins !
Pour ma part, je n’ai pas vu le temps passer, mais je suis une adepte chevronnée, même si je n’ai pas encore tout vu des arts martiaux...
Il faut dire, pour terminer, que la physionomie des acteurs qui défilent empêche les spectatrices (je ne saurais m’avancer sur ce terrain miné quant aux goûts des spectateurs) de sombrer dans la somnolence : ravageur, tel est le qualificatif attribué au charme des protagonistes ! Regardez plutôt l’image ci-dessus : le plus beau gosse, Philip Kwok, au centre, dévoile sa plastique... des plus charmeuses...
La note de Ganesh : 6/10
La note de Maïdhili : 7/10